Notre bébé d'ange prénommé Matthew

30 septembre 2005

bienvenue

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01 octobre 2005

ange000001BIENVENUE SUR LE SITE DE PETIT MATTHEW angenounoursgif.1

Pour ne pas oublier que des bébés ont existé en un temps relativement court dans le ventre de leur mère. Ce sont des êtres humains  avant tout, que nous avons le devoir comme ils devraient d'être reconnus par nous tous. , Heureux que tu y sois  car en faisant cela tu reconnais l'existence de Matthew, aussi petite soit-elle et à tous ces autres bébés "passés sous silence..." Merci encore

Honorer le souvenir de ceux qui nous ont quittés, c'est leur garder une part vivante en nous. Une personne aimée est un trésor indestructible "D.B Peaddle"



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02 octobre 2005

TEMOIGNAGE FACE A LA PEUR DE PERDRE MON BEBE

 

 

 

Mon petit MatB_b__angethew a été conçu en février 2004, je n'avais pas très bien perçu ma grossesse  car moins significative (nausées, douleurs dans la poitrine, fatigue…) par rapport à ma 1ère grossesse. C’est en faisant un test de grossesse de laboratoire que j’ai su que j’étais enceinte, à 8 semaines de grossesse. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas accueilli cela comme une bonne nouvelle, j'avais déjà comme un mauvais pressentiment…

Au 4ème mois de grossesse, un gros nuage gris venait obscurcir nos vies… La gynécologue avait décelé un pied anormal par échographie. Elle me donna le nom d’un médecin de la Clinique où je devais accouché et m’annonça que c’était une urgence car elle avait cru apercevoir un pied anormal. Ma gynécologue m’avait fait savoir qu’en clinique leurs appareils sont beaucoup plus performants en milieu hospitalier (car images en 3 D)  et que nous, ses parents en saurions davantage. En sortant du cabinet de ma gynéco, je me sentais terrifiée et meurtrie. A l’intérieur dans ma voiture, je m’étais mise à pleurer. Malheureusement quelques jours plus tard, le médecin obstétricien me confirma que Matthew avait bien un pied fendu et qu’il voulait examiner l’autre mais qu’ilcoeur_ciel ne voyait pas grand-chose étant donné que mon enfant bougeait beaucoup. C’est alors qu’il me proposa de passer une amniocentèse... Ces foutus résultats nous sont parvenus  3 semaines après , en fait la clinique nous a appelé pour dire qu’il fallait que l'on se déplace. Le verdict tomba : translocation 7/18 et l’amniocentèse me révéla le sexe de mon bébé, un petit garçon. Un autre rendez-vous avait été pris avec cette fois un généticien. Il nous expliqua ce qui se passe avec les chromosomes de Matthew parce que le chromosome 7 est allé sur le chromosome 18 et vice-versa et que cela a créé des cassures dans ces deux paires chromosomiques transloqués. Le chromosomique 7 était un chromosomique qui met en place la forme des mains et des pieds, ce qui expliquait le pourquoi de ses pieds fendus. Et le chromosome 18 est un chromosome sur le plan neurologique si ce chromosome est atteint, ça peut être terrible sur le plan neurologique. Entendre tout cela m'avait littéralement anéantie et j'avais très peur pour mon bébé... Puis ce généticien nous demanda de réaliser un caryotype pour vérifier que l’un de nous parents de Matthew n’était pas porteur de ce problème chromosomique.  On a eu les résultats quelques jours après, et cela s'est avéré que ce n'était pas génétique, mais accidentel. Puis ne voulant pas envisager le pire, nous avons laisser travailler les spécialistes sur le cas de notre 2ème petit bonhomme que nous avions décidé d'appeler Matthew car les médecins obstétriciens, les généticiens et cytogénéticiens voulaient travailler sur le cas de Matthew car à l'époque il avait été le seul à être atteint de translocation de ces deux paires chromosomiques transloquées. On a donc espéré pendant 2 mois, ce fut long et pénible, mais il était hors de question de condamner notre tout petit car tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ! Les cytogénéticiens s'étaient ensuite penchés en profondeur pour étudier de plus près le caryotype de Matthew et même ils avaient fait une échographie concernant la neurologie de notre bébé.Mais la dernière échographie donc celle du 13 août ne présumait plus rien de bon. Elle montrait bien des anomalies physiques tant aux niveaux des pieds que d’une main (il lui manquait un doigt à une main). Et les médecins nous avaient ditange_dans_la_main que s'il trouvait une autre malformation ailleurs qu'aux pieds, alors Matthew était atteint au niveau mental, là je me suis effrondrée de douleur, je ne pouvais pas croire à cela... Ils avaient fait des recherches sur les chromosomes qui étaient "brisés" chez Matthew et donc ils ont trouvé des similitudes avec d'autres enfants qui étaient atteints mentalement parlant. Du coup dans le bureau du généticien,  il n’était plus question de date présumé d’accouchement (date d’accouchement normale prévu pour fin novembre 2004) mais de date d’interruption de grossesse… Soit le garder tout en sachant que mon bébé était atteint d’une grave maladie mentale .  Il fallait me préparer déjà psychologiquement à cette éventualité, cette voix mortelle  pour mon bébé d'amour. Pendant notre prise de conscience et de réflexion soit pendant une semaine, les spécialistes de la maternité donnent ou non leur accord pour une IMG car cela se passe dans un centre anténatal avec différents spécialistes (médecins obstétriciens, généticiens...), cela ne se passe pas comme ça. Il faut l'accord des médecins et bien sûr l'accord des parents pour l'interruption d'une grossesse, et surtout l'autorisation en revient surtout à la maman... Ce fut le choix le plus douloureux qui m'ait été demandé...

C’est avec un profond regret que j’étais rentrée en maternité en ce jour du 20 août 2004 pour interrompre ma grossesse.Lors de mon rentrée en maternité, je devrais absorber des médicaments en 2 reprises (en 2 soirs d’intervalles) pour arrêter le cœur de mon petit Matthew, soit le 1er soir qui était le vendredi 20 août 2004. Ensuite, un autre cachet le lendemain. J’avais profité tant que j’ai pu des derniers instants avec mon bébé en caressant tendrement mon ventre, il était encore vivace et me répondait en me donnant des coups. Plus il donnait des coups et plus je caressais mon ventre, c’était pour qu’il sente tout l’amour que j’avais pour lui. Cette nuit du 21 au 22 août 2004 fut la plus horrible de toute mon existence, j’avais bien senti que Matthew se mourrait dans mon ventre… Passer toute une nuit entière en maternité en sachant que son bébé ne naîtrait pas vivant avait été une épreuve que je ne souhaite absolument à personne ! Surtout quand vous entendez des bébés pleurer à côté de votre chambre quand vous êtes en train de perdre le vôtre... C'est ce qui m'est arrivée, j'ai dut mettre la télé pour "étouffer" le cri de ces bébés qui m'arrachaient le coeur car je savais pertinemment que jamais je n'entendrai cette douce mélodie que sont les pleurs d'un bébé, de mon bébé....

Ange_coeur1Puis vers 10 heures en ce 22 août 2004, une sage-femme arriva dans ma chambre  (toujours en maternité avec un gel dans le vagin pour avoir des contractions. La sage-femme essayait de m’apaiser tout en sachant la tragédie que je vivais et que même si c’était le cas d’une IMG, j’avais été obligée de souffler à cause des fortes contractions comme pour une naissance ordinaire mais ce n’était pas une naissance ordinaire ! Un peu après midi, Matthew était arrivé, je voulais le voir et il était si beau (malgré ses malformations physiques à une main et à ses pieds). Il ressemblait tant à son grand frère aîné, c'est cela qui m'a été le plus douloureux. Mais pour en faire le deuil, c'est ce qu'il fallait et je le voulais de toute façon. L'équipe médicale a pris une photo de Matthew, son papa aussi en a pris plusieurs car il a été présent lors de cet accouchement absurde et de la naissance sans vie de notre petit garçon.

En fin d’après-midi, on m’avait enfin changé de service et j’avais pu aller en gynécologie. Loin de toute cette agitationange_dort heureuse de cette maternité. Le prêtre que je connais bien était déjà présent, j’ai sonné pour que l’on me ramène Matthew. Et là, dans la plus stricte intimité, nous avions organisé une célébration religieuse à l'intention de notre fils. Il était là lové dans mes bras pendant que Jean-Claude citait des prières pour notre petit ange. A la fin de la cérémonie, mon mari avait fini par craquer et avait pleuré dans mes bras, enfin je devrais dire dans nos bras car je tenais notre bébé mort-né dans mes bras. De plus nous avons graver son "existence" dans notre livret de famille. C'est son papa qui en a fait la démarche à la mairie de la commune où j'ai accouché. Aujourd'hui nous ne sommes pas parents que d'un seul enfant mais de deux, car Matthew est notre fils même défunt, il l'est et le restera...

 

 

 

 

Voilà l'histoire de notre 2ème enfant, Matthew. Sa vie sur cette terre aura été si courte. Il n’a pas vu le jour mais il a existé dans mon ventre. Je le sentais vivre et bouger, je l’ai fait sentir jusqu’au bout à quel point je l'aimais… Et comme dit si bien Francis Cabrel dans l’une de ses chansons « Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai… » Et moi c’est ce que je ressens pour mon bébé, et ce jusqu’à la fin de ma vie sur cette terre et bien au-delà encore, ton papa aussi m'a dit qu'il pense très fort à toi et que nous tes parents nous te t'oublierons jamais !...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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QUELQUES EXTRAITS D'UN LIVRE EXCEPTIONNEL "UN ENFANT POUR L'ETERNITE" (ISABELLE DE MEZERAC)


ange_sur_un_nuage1Auteur du livre « Un enfant pour l’éternité »

Par ISABELLE DE MEZERAC (en voici quelques extraits)


-Donner la vie, c'est accepter d'être pris en otage par un autre ; c'est voir chavirer ses projets et s'en réjouir ; c'est laisser sciemment bifurquer la trajectoire de son devenir vers des rivages inconnus. Mais donner la vie, c'est aussi donner donner de sa vie à une autre vie sans savoir à l'avance jusqu'à quelle extrémité ce don de soi  pourra conduire.


- Etre mis au monde, en effet, c'est être recueilli entre des mains humaines. Qu'il naisse sans vie, qu'il meure à la naissance ou peu de temps après, l'enfant a été "mis au monde" parce que son corps a été bercé, porté entre des bras, sa peau touchée par des lèvres et caressée par des doigts humains.


- L'interruption de grossesse, unique voie fatidique face à ce diagnostic ? Certes, l'issue de cette maternité était fatale et notre bébé était condamné à très court therme sans que la médecine ne puisse tenter une intervention pour le sauver (...), quelle effroyable impasse devant nous !

- Nous étions tous les deux dans une incroyable tempête, mon mari me proposant de suivre l'avis du médecin, ma tête disant peut-être, mon coeur hurlant de chagrin. Pris dans la tourmente d'une souffrance radicale, nous ne savions où aller, ni comment regarder cette tentation de la raison qui nous éloignait de la raison du ceur.

 
- Alors finalement, ce ne serait q'une grossesse pour rien, que l'on pouvait interrompre, comme si de rien nenuage_coeur s'était passé ? Quand les évènements de la vie n'ont plus de sens et qu'ils nous broient le coeur, quand il faut avancer et survivre, comment rester dans le monde des vivants, comment se reconstruire après  et reprendre la route de la vie ?  Où trouver la réponse ?


- Dans notre entourage, certains n'ont pas saisi la souffrance que nous portions à vif, dans nos coeurs de parents éprouvés au plus profond d'eux-mêmes. Les paroles peuvent être terrible violence, le raisonnement et les conseils, formidable distance.


- D'autres personnes m'interrogeaient toujours de la même manière "les médecins ne peuvent rien faire pour vous l'enlever ?". Voilà à quoi ce tout-petit que je portais était réduit, guère mieux qu'un kyste ordinaire, qu'une grossesse bénigne ?  C'était à la limite du sordide et ma soudaine réaction laissait place à une certaine gêne. Je pleurais d'attendre un bébé trop handicapé pour vivre  et pour soulager ma souffrance, on me proposait de le supprimer ! Incroyable illusion que l'on peut faire miroiter. Banalisation d'un geste redoutable. Transgression d'un interdit qui blesse au coeur, même s'il est devenu légal. Comment imaginer ne plus souffrir après, comment se reconstruire pour continuer à vivre ?


- Nous goûtions sa présence parmi nous et chacun à son tour venait, la main posée sur mon ventre bien arrondi, savourer ses coups de pieds, sa façon de se glisser dans son monde à lui.

- Nous nous sommes donné le temps de préparer cette échéance en devenant accompagnateurs de son destin, en renonçant peu à peu à un avenir construit avec lui, en acceptant de voir se briser, dans notre coeur de parents, le mythe de l'enfant parfait !

colombes_ange- Quelle étonnante destinée que ce passage éclair dans nos vies, mais quel changement ! Plus rien ne serait comme avant. Notre livret de famille en porte aujourd'hui la trace écrite.

 
- Le retrouver physiquement, serrer son petit corps contre mon coeur, sentir le poids de sa tête au creux de mes bras devenaient pour moi un besoin irrésistible, même si cela peut paraître morbide ; c'était tout simplement apaiser la douleur de mes bras vides et apprivoiser son absence trop brutale.

- Puisque nous vivons dans la durée, il faut pouvoir redonner un peu d'épaisseur au temps quand il fut si court. Puisque nous sommes des êtres de chair, il faut que notre mémoire fixe ses images sur un visage et apprenne à le connaitre.


  - Je donnais à son absence un peu plus de consistance. Il était bien là, il était bien lui ; même décédé, il restait mon enfant.

- Certains ne comprennent pas que la souffrance ne se mesure pas à la durée de la vie mais à  l'intensité de l'amour qui l'a habitée.

- Il faut laisser s'exprimer cette déchirure pour qu''elle ne se renferme pas trop vite, au risque d'empoisonner le futur.

- De quelles relations nouvelles nous faut-il inventer le chemin, lui dans l'au-delà, moi encore sur terre ? Accepter cette violence et continuer avec lui notre route, dans un coeur à coeur permanent.

- Si le temps peu à peu adoucit la peine, il peut aussi apporter la tentation de ne plus oser vivre pleinement avec ceux qui nous entourent (...). Comme si cette épreuve nous avait brisé les ailes, comme si elle nous interdisait d'aimer à nouveau intensément puisque la vie pouvait apporter tant de souffrance. Peur de trahir mon bébé décédé, peur de me choquer moi-même, en reprenant le goût de vivre, donner l'impression que tout est effacé, déjà rentré dans le passé.

- En prenant toute la mesure de mon chagrin, en m'autorisant à l'exprimer sans retenue, je découvrais qu'unAnge_coeur nouveau mode de vie m'attendait : rire avec un coeur qui aura toujours un petit à pleurer, chanter avec une voix qui gardera une tendresse pour lui, danser avec des bras qui auraient aimé le bercer... Mais, en même temps, aimer la vie pleinement !


Accepter les limites de la médecine sans tricher, regarder notre souffrance en face, sans chercher à l’esquiver, affronter la mort à son heure, sans vouloir l’anticiper, Enfant réel, et non symbolique, petit frère à aimer et non à rêver, voilà ce qu’il fut pour nous tous !

Effroi, douleur et chagrin qui s’achèveront en un chant d’amour pour ce tout-petit !

Même s’il meurt, avant d’avoir pu naître. Même s’il naît, peu de temps avant de mourir. C’est notre enfant pour l’éternité !

Panique dans notre solitude, intensité de toutes les douleurs, désarroi face à une décision impossible. Atteindre le tréfonds… Décider sans attendre… Interrompre sa vie pour continuer la nôtre ?

A toi, petit bébé qui portais tous les maux de la terre, dont l’unique combat serait d’atteindre ton premier jour, mais tu es parti bien avant...

Afin d’offrir un véritable choix aux mamans confrontées à de tels diagnostics, afin de laisser aux maternités leur rôle de lieux d’éveil à la vie !

A toi, petit bébé, qui portais tous les maux de la terre, dont l’unique combat serait d’atteindre ton premier jour, Je t’offre cette chanson comme unique raison !

Et toi que nous avons pris par le cœur pour t’amener jusqu’au bout du chemin, tu nous laisses, pour toute consolation, cette dernière chanson !

Chanson pour Matthew, il en a été bercé jusqu’à la fin de sa vie du groupe HOOBASTANK "The Reason" traduite en françaisange_matthew par mon frère Erwan, car c’était SA CHANSON... Je l'ai écoutée maintes et maintes fois pendant cette grossesse. Dans la nuit du 21 au 22 août 2004, j'ai entendu des bébés pleurer à la maternité d'où j'étais. Et mon bébé Matthew lui, bougeait de moins en moins pendant ce temps là. J'ai allumé la télé pour "masquer" ces pleurs de bébés pleins de vie qui me déchiraient le coeur... Et je suis tombée sur cette chanson juste à ce moment là, c'est pour cela qu'il en a été bercé jusqu'à la fin de sa vie...

   ______________________________

Je retenais poings fermés mon amour comme une poussière d’or, d’entre mes doigts, il s’est échappé (JEAN MONBOURQUETTE)

Toute vie achevée est une vie accomplie. De même qu’une goutte d’eau contient déjà l’océan. Les vies minuscules, avec leurs débuts si brefs, leur infirme zénith, leur fin rapide, n’ont pas moins de sens que les longs parcours. Il faut seulement se pencher un peu pour les voir et les agrandir pour mieux les raconter. (F. CHANDERNAGOR)

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LA CHANSON DE MATTHEW

Hoobastank : the reason (2004)65814 dont voici le lien :

(pour toi mon bébé, pour toujours...)

http://www.dailymotion.com/video/x2pxe4_hoobastank-the-reason_music

Je ne suis pas quelqu’un de parfait, il y a beaucoup de choses que je ne souhaiterais n’avoir pas fait.

Mais je continue à apprendre, je n’avais pas l’intention de te faire ces choses.

Alors je dois te dire, avant de partir, que je veux seulement que tu saches : Je me suis trouvée la raison, et la raison c’est toi.

Je suis désolée de t’avoir blesser, c’est quelque chose avec laquelle je vis tous les jours.

Et toutes les blessures que je t’ai causées, j’espère les effacer toutes. Et être celle qui prendra toutes tes larmes, c’est pour celà que j’ai besoin que tu m’écoutes.

Je ne suis pas quelqu’un de parfait, je n’avais pas l’intention de te faire ces choses.

Alors je dois te dire, avant de partir que je veux seulement que tu saches :

Je me suis trouvée une raison de changer qui j’étais.

Une raison de recommencer à nouveau et la raison c’est toi.

Je me suis trouvée une raison de te montrer une partie de moi que tu ne connaissais pas.

Une raison pour tout ce que je fais, et cette raison, c’est toi.

ange110

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PETIT MOT POUR NOTRE PETIT MATTHEW

maman_b_b_2Ton histoire aurait pu commencer par « il était une fois » et s’achever comme ces jolis contes qui papaont bercé notre enfance. Mais la vie est parfois cruelle …

Tu es entré dans nos vies comme ça à pas de loup... Ton grand frère Christopher est notre tout 1er bonheur, toi tu aurais été le second. Le second enfant certes mais aussi et hélas un gros contraste entre toi et ton frère, toi tu es notre douleur….

Comme une nouvelle naissance allait donner un nouvel élan à notre famille comme une renaissance ! Tu symbolisais pour notre famille un changement de cap, un nouveau départ. Mais la vie pour toi, pour nous en a décidé autrement, tu ne feras jamais partie de notre vie corporellement parlant, au nom de quoi ? Comment accepter ton absence ? Comment vivre sans toi ?  Nos bras sont si vides et notre coeur aussi (par moment).... Jamais nous ne jouerons avec toi, jamais nous entendrons  ton rire, jamais tu ne feras ta rentrée scolaire...

Alors, pour refuser l’oubli, nous avons quelques petites traces de ton existence : les photos d’écho, le doudou qui t’était destiné et les quelques photos de toi. C’est si peu. A présent notre vie ange_m_daillecontinue, pourtant nous ne serons plus jamais les même. Tu resteras à jamais dans nos cœurs... Tu es notre blessure et notre force...

Nous t'aimons très fort petit Matthew, de la part de Papa et de Maman

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DE BELLES PAROLES D'APAISEMENT

bebes_anges

 Association SOS bébé : Dans votre situation, après ce diagnostic paniquant, c’est vous qui avez du trancher, ce qui ajoute certainement à votre peine, à votre sentiment de culpabilité. J'ajoute même que toute personne qui vit un pareil drame, dont la première cause est de recevoir sur la tête l'injustice du handicap, et dont la seconde est d'être conduit - parfois entraîné - vers l'IMG a tendance à en vouloir aux autres, à se sentir incompris... C'est important pour vous d'en prendre conscience pour à la fois accueillir et dépasser ces sentiments naturels. Mais concrètement, que faire ? Que dire ? D'abord, je voudrais être témoin de votre peine, vous reconnaître pleinement comme la maman endeuillée de ce bébé là. Vous avez le besoin et le droit de l'aimer, de ressentir ce manque, de l'exprimer (par oral, écrit...) pour que tout cela sorte, non pas pour oublier (une mère peut-elle oublier son enfant?) mais pour apprivoiser cette douleur, donner à votre enfant sa juste place. Vous avez raison de ne pas dénier la réalité de ce bébé là, de vous souvenir de son petit corps, d'honorer sa mémoire. Mais il vous faut aussi aller de l'avant...


colombe

Association Valentin A.P.A.C. (Association Porteurs des Anomalies Chromosomiques) : Sachez que nousange_dormeur3 comprenons votre douleur et votre désarroi. Le deuil périnatal est très douloureux et très complexe à faire, car peu de gens savent ce que c’est et que dans ce cas là, souvent il ne reste que le couple quand ce n’est pas la mère, à souffrir de cette perte d’enfant. Vous savez la douleur est quelque chose de difficilement quantifiable et de subjectif également. Faire ce choix d’IMG (Interruption Médicale de Grossesse) peut être aussi douloureux à vivre que d’élever un enfant handicapé. Il n’y a pas de choix ou de décision idéale face à une drame qui concernait la santé de votre enfant. Chaque situation aurait été différente à vivre, son lot de souffrances de toute manière. Est-ce qu’il y a en une de moins pénible ? Rien n’est moins sûr, votre souffrance en témoigne et c’est normal. Le fait d’avoir pris des cachets pour cela (pour arrêter le cœur du bébé) et encore plus difficile dans l’acte de l’IMG. C’est par retour d’expérience que nous en avons des femmes qui le vivent : il serait préférable que l’équipe médicale là-dessus, fasse un acte médicale pour l’euthanasie in-utéro et non la femme fasse cette démarche par les comprimés qu’elle avale. Vous avez raison qu’en enfant que vous avez déjà en vie aide aussi à se relever, cela ne fait pas tout, c’est vrai, on va devoir se battre. Par contre, cela n’empêchera pas d’avoir mal, même des années après. Une telle épreuve ne peut s’oublier...

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29 avril 2006

UN LACHER DE BALLONS POUR LES ANGES

je_t_aime_mon_angeLe 29 avril 2006, un lâcher de ballons a eu lieu grâce à l'Association ADEP56  ànotre_petit_prince2 Lorient (Association Deuil périnatal : enfant perdu en cours de grossesse ou peu de temps après la naissance). Deux ballons ont été vers toi mon bébé d'amour de petit Matthew. Moi ta maman j'ai lancé un ballon qui s'est envolé vers le ciel (avec un petit mot dessus pour te dire que nous tes parents et ton grand frère, nous ne t'oublierons jamais). Quand je l'ai vu partir vers le ciel, j'ai pensé qu'il allait te rejoindre, j'en avais les larmes aux yeux. Ton papa m'a serré très très fort dans ses bras et j'ai lu beaucoup de tristesse aussi dans ses yeux. Petit cadeau pour que que tu puisses y jouer avec pour toujours... Ton grand frère avait un ballon aussi, il aurait pu le garder mais il l'a lâché et il était très heureux de faire ce geste (nous lui avions expliqué notre démarche avant de venir).  donc du coup mon ange, tu te retrouves avec deux ballons sur ton petit nuage là haut.... Symbole de notre amour qui nous lie à toi pour toujours...

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